Revue de presse

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Le 22 Août 2015

 

L'association GEDA recrute à la rentrée
Claire JEANTILS

Depuis un an, l'association Geda 08 conjugue insertion des jeunes et aménagement d'activités périscolaires. Dès la rentrée, elle recrute une dizaine de jeunes.

 

Née en 2005, l'association Geda 08 a lancé un programme d'insertion des jeunes en contrat aidé il y a un an. Aujourd'hui, le bilan de cette première année est plutôt positif et l'association annonce que dès la rentrée ses portes seront ouvertes pour de nouveaux recrutements.

« Notre idée c'était de conjuguer insertion de jeunes non qualifiés et aménagement des nouveaux rythmes scolaires. Comment? Eh bien en proposant à nos adhérents des jeunes non qualifiés à l'embauche, pour des postes d'animateurs périscolaires », explique Jean-Michel Placet, directeur de Geda 08. « Nous embauchons des jeunes, nous les formons puis nous les mettons à disposition des collectivités. »

 

Photo d'illustration

Des projets qui se concrétisent

À présent l'association est en déficit de recrutement. « Le besoin des collectivités est réel. C'est pourquoi, dès la rentrée relancerons des vagues de recrutement. 11 postes sont à pourvoir à ce jour et il y aura probablement d'autres opportunités d'ici la fin de l'année », ajoute le président de la Geda. À terme, le but est de proposer à ces jeunes bien plus qu'un emploi précaire: « Les CDD dans l'animation périscolaire que nous proposons sont en moyenne de 8 heures par semaine, à cela s'ajoutent la formation payée mais aussi l'objectif final de trouver des postes à temps plein. C'est le cas de plusieurs animateurs que nous avons formé: certains travaillent par exemple cet été dans des offices de tourisme. » L'association travaille en effet à la mise en place et à la concrétisation de projets professionnels, que ce soit ou non dans l'animation. `

 

Sabah Aziz, jeune carolo de 25 ans, fait partie de ces jeunes qui réussissent. « Je travaille actuellement dans l'animation avec la Maison des jeunes de à raison de 20 heures par il s'agit de mettre en place des activités culturelles, manuelles et sportives. En parallèle j'agis en tant que chargée de communication au sein de l'association Montcornet remonte le temps. » explique la jeune femme. « Avant ça, je suis passée par un service civique au sein du lycée Étion. Mon plan B, si je ne trouvais pas de travail, était de partir aux États-Unis pour devenir jeune fille au pair, mais j'ai découvert l'association qui m'a proposé un emploi d'avenir. Un poste à temps partiel dans l'animation, une formation et la mise en place d'un projet professionnel. À présent, mon objectif est d'aller vers un 35 heures dans l'animation et la communication. J'aimerais beaucoup organiser des visites de villages pour les enfants. »

 

Toucher plus de jeunes

L'association peut se vanter de la création de 32 postes depuis mai 2014, dont 15 depuis juin 2015. Mais les emplois dans l'animation sont mal vus selon le directeur du Geda. « Ce ne sont pas des métiers au rabais, contrairement à ce que beaucoup pourraient penser. Le souci c'est que les gens considèrent les postes dans l'animation comme des petits jobs d'été. Grâce à ce parcours, il est possible d'ouvrir les portes des secteurs du tourisme, des bases de loisirs et de l'aide aux personnes âgées. »

 

(Légende photo)
L'expérience dans l'animation n'est pas nécessaire, une formation est prévue par le Geda.

 

 


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20 Juin 2014 


Quand l'école dope l'emploi
Mirko SPASIC

 

CHARLEVILLE-MEZIERES (08). Avec la réforme des rythmes scolaires, les animateurs ne sont pas assez nombreux pour encadrer les enfants. Le GEDA 08, un groupement d’employeurs, tente d’y remédier.

Le groupement d’employeurs pour le développement associatif (GEDA 08) n’a jamais connu, depuis sa création en 2005, un tel besoin en main-d’œuvre en un laps de temps aussi court. Jusqu’à maintenant, le GEDA emploie 36 salariés en CDI, qui partagent leurs compétences entre associations (95 % de la clientèle du groupement) et collectivités, seul moyen pour ces organismes de garder des salariés performants durablement.

Aujourd’hui, c’est un nouveau marché qui se présente avec la nécessité de recruter des animateurs pour accompagner la réforme des rythmes scolaires. Le groupement basé à Montcy-Saint-Pierre a mis en place un dispositif avec la Ligue de l’enseignement des Ardennes, dont il partage les locaux. Il s’agit de recruter des jeunes en emploi d’avenir et de les former pour qu’ils puissent prendre leurs fonctions dès la rentrée de septembre 2014.

Jean-Michel Placet, chargé de mission, explique que « la réflexion sur ces emplois est menée depuis une année avec l’État et la Ligue. L’anticipation était indispensable pour assurer une qualité de l’accompagnement et une pérennisation des emplois. La question était de savoir comment faire de bons professionnels sur des emplois en devenir, pour passer de la simple garderie à une exigence d’animation périscolaire. »

22 jeunes d’ici le 1er juillet

Les emplois créés sont des CDD de 12 mois renouvelables trois fois. Les jeunes recrutés suivent une formation qui aboutit à l’obtention d’un certificat de qualification professionnelle d’animateur périscolaire. Le GEDA s’est lancé dès le début de l’année dans ce créneau. La communauté Ardennes Thiérache et le SIRAE (syndicat intercommunal rural pour l’accueil de l’enfant) de Montcornet ont expérimenté les premiers ce nouveau dispositif. « Depuis mai, la Ligue est plus sollicitée et le temps presse. D’où notre souci d’identifier au plus vite les jeunes qui peuvent être intéressés par les missions locales. Ce sont des jeunes non qualifiés, sans projet bien déterminé. Il nous faut répondre aux besoins pour le 1 er  juillet, afin de les former pendant l’été. »

Le GEDA doit mettre en poste 22 jeunes. Il a mis le « paquet » financièrement en engageant un budget de formation supérieur à 100 000 €. À la fin des CDD, Jean-Michel Placet espère pouvoir en pérenniser un tiers. « Ce serait déjà bien » conclut-il.

 

 

 


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1er Février 2007

Emploi associatif: le retour du Geda
Patrick FLASCHGO

 

Article Ardennais 2007Le Groupement d’Employeurs pour le Développement Associatif (Geda 08), créé fin 2005, a désormais une dizaine de salariés qui se partagent entre plusieurs employeurs associatifs. Son objectif est d’atteindre le cap des vingt-cinq fiches de paie avant 2012.

  « Il y a plein de petites associations qui auraient besoin d’une secrétaire-comptable 4 heures par semaine, mais elles n’y pensent même pas… Alors qu’avec nous, c’est possible ».

 Jean-Michel Placet, le coordonnateur du Geda 08, a de bons arguments de... vente mais il faut les faire connaître. Le Groupement d’Employeurs pour le Développement Associatif est né fin 2005 à l’initiative de la Ligue de l’Enseignement qui avait recensé à l’époque un certain nombre de structures potentiellement employeuses à temps partiel.

 L’objectif étant pour chaque salarié de tendre vers le temps plein en cumulant plusieurs temps partiels ; à charge pour lui de répartir sa semaine (ou son mois) entre plusieurs lieux de travail, voire entre plusieurs « compétences » ou « métiers » différents.

 

Presque 5 équivalents temps plein

La première salariée du Geda 08 fut Estelle Moreau qui avait commencé à travailler à temps plein pendant trois mois pour Atlas, une association de tourisme et loisirs.

Aujourd’hui, la jeune femme n’est plus qu’à mi-temps chez Atlas mais le Geda 08 lui a trouvé un autre mi-temps quasi entier à l’Office Central de la Coopération à l’École.

Au bout d’une quinzaine de mois, la situation d’Estelle a changé: elle a deux lieux de travail au lieu d’un, est toujours embauchée en CDI et est la preuve que le système peut fonctionner.

Dans le même temps, le Geda 08 a doucement fait progresser son effectif: dix personnes salariées, dont cinq contrats à durée indéterminée. Et parmi eux, Jean-Michel Placet, le coordonnateur lui-même, qui se partage entre le Geda 08 et une autre structure.

Dix salariés mais pas dix temps pleins: cela va de 4 heures par semaine pour une prof de danse à des temps pleins pour une assistante de direction ou un animateur en informatique (lire par ailleurs). Les horaires des dix salariés représentent 4,93 équivalents temps plein.

« Sept utilisateurs se partagent nos dix salariés », explique Jean-Michel Placet. « Notre objectif est d’ici cinq ans d’arriver à 25 équivalents temps plein pour atteindre l’autonomie financière et se passer de subventions. »

  

«Je ne leur promets pas la retraite !»

À Nancy, le Geda local compte 150 employeurs adhérents. Jean-Michel Placet cite l’exemple (peut-être extrême…) d’un salarié qui travaille pour dix-sept adhérents différents !

L’avenir est certainement dans les métiers de l’animation. Les « gisements » sont là. Mais la clé, c’est également la polyvalence, ou plutôt les « multi-compétences », insiste le coordonnateur qui cite encore Nancy… où une salariée est à la fois animatrice de centres de loisirs et conductrice d’un bus qui transporte les enfants des centres !

« Il faut que chaque salarié du Geda 08 soit hyper compétent pour apporter du développement aux associations », reprend Jean-Michel Placet, « qu’il comprenne qu’il n’y a pas d’insertion sans formation, qu’il est impliqué dans la pérennisation de son poste ». La moyenne d’âge des salariés du Geda 08 tourne autour de la trentaine. « Je ne leur promets pas la retraite ! »

 

Animateur informatique, Simon se coupe en quatre

 « J’avais créé une société de vente en ligne de matériel informatique et de maintenance mais, face aux grandes enseignes, je n’ai pas pu tenir plus de deux ans».

Simon Bonotti, 26 ans, titulaire d’un BTS informatique et compétent en gestion des réseaux, est resté deux mois au chômage après sa cessation d’activité. « A l’époque, je recherchais par les annonces de l’Anpe, mais il y avait peu de débouchés dans l’informatique sur les Ardennes », dit-il.

Finalement, le recours au Geda 08 s’est imposé comme «la» solution. « Au début, je ne travaillais que 19 heures par semaine. Mais maintenant, je suis à 34 heures et demie en animation d’activité informatique et en maintenance ».

Apparemment, Simon ne déteste pas se couper en quatre entre... le Sarc Ronde Couture où il donne 15 heures d’initiation et de perfectionnement informatique à des usagers du centre social ; le centre André-Dhôtel à La Houillère pour 9 heures et demie ; la Fédération des Clubs Protéger la Nature de Boult-aux-Bois pour 5 heures de maintenance et de travaux sur un site ; et la Ligue de l’Enseignement également pour 5 heures.

Avec deux tiers de son emploi du temps consacré à l’animation au contact d’usagers des centres sociaux, Simon est même plutôt heureux de son sort.

 

 

 


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12 Juillet 2005


Du nouveau pour l'emploi associatif
Anne CHAMPOMIER

Capture Article du 12/07/2005

Le milieu associatif dispose désormais d'une nouvelle structure pour encourager l'emploi dans le secteur. Un « groupement d'employeurs pour le développement associatif » (le GEA) vient d'être créé dans les Ardennes, sous l'impulsion de la Ligue de l'enseignement, dans le but, de venir en aide aux associations qui souhaitent embaucher.

Pour François Royaux, qui a été désigné président du groupement lors d'une assemblée constitutive le 22 juin dernier, l'initiative se justifie par une nécessité économique.

Répondre aux besoins

« Dans un département comme les Ardennes, le secteur associatif est un vivier potentiel d'emplois qui ne doit pas être négligé. De plus, la fin des contrats aidés du type emplois jeunes nous oblige à envisager de nouvelles solutions pour pérenniser ces postes ». L'idée est simple, le nouvel organisme regroupera les demandes des associations en termes d'emploi et se chargera de pourvoir les postes.

« Nous proposons une aide globale, un personnel qualifié et disponible, correspondant aux besoins des associations » explique Jean-Michel Placet, le coordinateur.

Le groupement emploierait directement les personnes qui pourront ainsi occuper un poste à plein temps en travaillant pour plusieurs associations à la fois.

Les entreprises concernées bénéficieront également des compétences administratives du GEA. « Certaines petites structures associatives n'embauchent pas à cause de la complexité des démarches  ».

Dans le département, il existe actuellement environ 250 emplois jeunes dans le milieu associatif. Or, plus d`un tiers n'aurait pas trouvé de solution de reconduction et pourrait être concerné par ce nouveau dispositif.

Reste à convaincre les employeurs potentiels, c'est-à-dire les associations de s'engager à travailler ensemble en partageant leurs compétences.

 

(Légende photo)
François Royaux et Jean-Michel Placet, président et coordinateur du GEA.